Ce serait un jardin de longues envolées Une entrée dans le pays natal où respire l’Infini La tranquille et lente remontée vers le visage de l’Intime Un creux dans le silence murmuré d’une éternité Tu ne peux confondre le vent venu des horizons lointains Et le souffle naissant du pays des enfances. Véronique Guerrin ( Je vous remercie de me prévenir si vous voulez utiliser textes ou images qui sont ma propriété.)
mardi 24 janvier 2017
jeudi 12 janvier 2017
colllages
Salomé Pia, "Sophie", un très beau livret d'art aux éditions Marguerite Waknine
J'ai
découvert au hasard de France Culture et d'internet, une dessinatrice illustratrice inspirée, incisive,
limpide, à l'esprit vif, clair et dont
les dessins parfois tendres, parfois cruels ou dérangeants, parfois inattendus
sont toujours très évocateurs, symboliques ou tout simplement légers,
harmonieux.
Des images de belle limpidité,
les feuillages des arbres de la forêt forment une ombre où se blottissent, se
cachent des enfants, le doigt sur la bouche. Une double page silencieuse et
nette, l’entrée dans un songe, une palpitation à peine voilée, presque
lointaine. D’autres dessins : les
petits poissons, le collier des restes de l’abeille, les fruits confits, l’abeille,
le miroir sont une belle présence face à celui qui regarde et deviennent essence
précieuse, invoque un univers où la petite fille s’écartèle, se cherche, enjambe
l’interdit et le sublime.
L’artiste Salomé Pia travaille
avec un grand doigté ; une finesse d'exécution, une douceur dans le trait
allié à une maitrise de la force, tout ceci en lien avec un imaginaire fécond.
Elle ouvre la porte d’un jardin
profond, devenu invisible puisqu’appartenant à « l’imaginaire enfantin »
mais qui reste à jamais présent au fond de nous, se dévoilant lorsque se lève
la lune, alors que tombe la pluie, et
qui peut transparaitre au gré d’une rencontre, d’une lecture, d’une promenade.
Son livret « Sophie » m’a
beaucoup touché, tout d’abord car, comme elle, mais à une autre époque, j’ai
été habitée par ces « images mentales » nées du livre de la Comtesse
de Ségur, « les malheurs de Sophie », comme elle l’écrit en préface
de son recueil de dessins et également car elle possède cette force singulière
d’une narration palpitante, une image comme une chanson qui nous habite, comme
une couleur qui nous émeut, une allégresse rafraichissante associés à un
creusement du temps, la traduction d’un monde intérieur.
Un très beau livret de dessins. Une surprenante et remarquable incantation.
(merci à France Culture aussi pour cette découverte ; https://www.franceculture.fr/emissions/les-emois/sophie-la-serial-killeuse-de-la-comtesse-de-segur
jeudi 5 janvier 2017
La série des Sophie 2 / Sophie au jardin / Zosia w ogrod
Une petite fille se réveille, elle était enfouie au plus profond d'un jardin d'images oubliées. Au plus lointain d'un livre aux textes confus pour une enfant de 5 ans et plus ; encore tant d'autres années écoulées sans comprendre réellement le rêve qu'avait fait Sophie. Lorsqu'elle rencontre son ange et que deux chemins de présentent à elle.
Entre les poissons tailladés et salés, les cheveux mouillés pour qu'ils frisent, l'abeille découpée, la boîte des mouches enfermées, l'écureuil qui tombe du toit et s'écrase, l'âne qui meurt, et les sentences bibliques, la sévère discipline, se dessine le portrait d'une fillette qui a goûté les punitions, le fouet, le pain sec et l' isolement dans sa chambre et qui malgré tout, est restée libre, indépendante, espiègle.
Elle était celle qu'elle n'avait pas le droit d'être. Elle devait être comme ses cousines, devenir un Modèle, l'enfant modèle, modélisé. Tous les péchés qu'elle commet, que l'on peut "commettre" dans l'enfance, que l' on doit confesser évidemment, sont repris : vol, gourmandise, mensonge, orgueil, désobéissance, ingratitude, prétention.
Et je me souviens de ces phrases prononcées par la mère de la petite Sophie : " c'est beau de se punir soi- même !" " le bon dieu te voit toujours" ! "tu ne dois pas recommencer !" Ces phrases issues de l' histoire d' une éducation reçue en Russie, au temps des tzars. Sophie Rostopchine raconte son enfance. Elle écrit dans sa dédicace à sa petite fille :
« Chère enfant, tu me dis souvent : Oh ! grand-mère, que je vous aime ! Vous êtes si bonne !Grand-mère n’a pas toujours été bonne, et il y a bien des enfants qui ont été méchants comme elle et qui se sont corrigés comme elle. Voici des histoires vraies d’une petite fille que grand-mère a beaucoup connue dans son enfance, elle était colérique, elle est devenue douce ; elle était gourmande, elle est devenue sobre ; elle était menteuse, elle est devenue sincère ; elle était voleuse, elle est devenue honnête ; enfin, elle était méchante, elle est devenue bonne. Grand-mère a tâché de faire de même. Faites comme elle, mes chers petits-enfants ; cela vous sera facile, à vous qui n’avez pas tous les défauts de Sophie".
Tout à coup devant cet appareil Instax Fujifilm mini de couleur Rose, comme un bonbon, comme une robe de petite fille, comme un foulard, enveloppé de douceur, de tendresse, revenait en plein jour, une enfant attendrie, émue et étonnée. Celle dont le journal intime ou les poèmes étaient signés " Sophie", parfois Zosia... Celle qui retrouvait des mots polonais enfouis eux aussi dans le jardin des enfances.
Ni Nina Ni Sophia Mais les deux en même temps Et parfois les deux séparément Alors que le jardin les oublie Derrière le miroir, au fond d'un puits, dans un couloir ou une chambre Face à la vie Face à la mort Entre ici et demain Là-bas et ailleurs Respiration S'arrêter Respirer Oublier Partir, revenir, courir sous la pluie, casser l'objet qui dérange, surtout oublier d'être "sage"... Ne pas obéir ! " Apprendre à dire non ! " Et changer de nom...
Tak dobje, szukam lala, gdzie jest moja lalka ? Prosze. Zdjecia z wakacji. Zobaczyc.
voilà c'est bien ainsi, je cherche ma poupée, où est elle passée ? S'il vous plait. Photographies de vacances.
"halo slucham !Kto jest tutaj ?"
"Allo, j'écoute ! Qui est au bout du fil ?"
Ni Nina Ni Sophia Mais les deux en même temps Et parfois les deux séparément Alors que le jardin les oublie Derrière le miroir, au fond d'un puits, dans un couloir ou une chambre Face à la vie Face à la mort Entre ici et demain Là-bas et ailleurs Respiration S'arrêter Respirer Oublier Partir, revenir, courir sous la pluie, casser l'objet qui dérange, surtout oublier d'être "sage"... Ne pas obéir ! " Apprendre à dire non ! " Et changer de nom...
Tak dobje, szukam lala, gdzie jest moja lalka ? Prosze. Zdjecia z wakacji. Zobaczyc.
voilà c'est bien ainsi, je cherche ma poupée, où est elle passée ? S'il vous plait. Photographies de vacances.
"halo slucham !Kto jest tutaj ?"
"Allo, j'écoute ! Qui est au bout du fil ?"
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| la momie de la poupée / mumia lalki |
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| la poupée de Sophie / Zosia Lala |
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| La poupée sur l'escabeau / lalka na stolku |
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| La poupée de porcelaine / Lalka z porcelany |
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| l'enterrement de la poupée / pochowku lalki |
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| la poupée brisée / zlamane lalka |
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| le nouveau "jouet" rose |
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| visage dans l'eau / twaz w wodzie |
mercredi 4 janvier 2017
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