jeudi 30 décembre 2010

Noël à Vezelay






























C'était Noël à Vezelay, la Bourgogne sous la neige, enveloppée de gel et de givre, dans le silence d'une forêt blanche, les oiseaux : mésanges et rouges-gorges se cachent, l'écureuil n'est pas encore revenu. Nous les reverrons juste avant notre départ.

Sur la colline de la Madeleine, peu de visiteurs mais quelques irréductibles bravent le froid et le vent glacial, - 8 degrés derrière l'abbatiale, les doigts ne bougent plus, on marche vite, puis, le corps se revigore et se blottit devant la cheminée où brûlent les bûches.

Soeur Nathanaëlle n'est plus là, depuis longtemps maintenant, elle est là-bas, au loin, sur un autre mont, celui de Saint Michel , au gré des vents marins, au gré des flots sauvages.

La petite chapelle orthodoxe brille de ses bougies allumées à l'heure vespérale, Père Sthéphane prie, quelques fidèles devant les icônes, comme un appel à s'attarder encore et à ne pas quitter les hauts silences emplis d'oraisons de cette éternelle colline qui domine l'horizon des chemineurs de Saint Jacques.
La fête de la Noël : naissance du Christ a gardé son sens de joie, d'espérance et de clarté au coeur de l'hiver et des courtes journées vite obscurcies par le soleil si pressé de nous abandonner aux lumières artificielles des maisons décorées et engivrées.

Marie-Madeleine veille, solitaire parmi les solitaires, dans la crypte aux lumignons, le reliquaire d'or scintille.
Cette fois ci, non, je ne suis pas allée sur la tombe de Max Pol Fouchet ni me promemer dans le vieux cimetière. Voilà bientôt 30 ans que je viens ici... Comme passe le temps !

Aucun commentaire:

Publier un commentaire